UE d’ouverture / ASH / MES M1 / Duc Pascal / didactique et français / 2010-2011

Les élèves, le handicap, l’enseignant, l’enseignement

ce que peuvent ressentir des élèves / enfants en situation de handicap…

les handicaps… et vous !

Quels handicaps possibles en classe ?

Ce qui fait peur, ce qui gêne, ce pour quoi on ne se sent pas capable d’intervenir…

ce qui ne se voit pas : risque de passer à travers

soucis d’erreurs

  • souffrance + problème…
  • on peut essayer de répondre aux signes extérieurs avec des outils d’enseignant…
  • on propose un diagnostique par un professionnel sans parler de handicap
  • on rassure d’après les symptomes…

attention : des élèves qui se rassurent en présentant des symptomes pathologiques ou de handicap… ne pas se tromper !

se soucier des grandes différences handicap + hyper performances pour que le lien ne soit pas rompu…

niveau affectif / trisomie :

  • comment ne pas délaisser les autres
  • rapport à l’apprentissage et pédagogie de l’erreur…
  • rapport de l’attention (jeu affectif)

rapport à la frustration : progressif / confiance dans une évolution possible…

exemple du doudou prêté par l’enseignant pour rassurer (mais les autres ? penser à une troisième voie qui permette à tous les autres de bénéficier d’aménagements sans les enfermer dans ces aménagements-là)

Donc

  • on aménage et on compense quand il y a handicap
  • ces améngements peuvent bénéficier à tous ceux qui en ont besoin
  • mais notre objectif est de limiter ces aménagements pour ceux qui en ont besoin sans être handicapés
  • on doit faire bénéficier de certains aménagements pendant toute la scolarité de certains élèves handicapés (on ne demande pas à un paraplégique de se lever pour faire un effort… même démarche pour des dys, etc.)

les TED / hyperactivité : ?

  • distance : certains enfants peuvent tout détruire autour d’eux (séances, cours…)
  • mais ? pourquoi ? contre qui ?
  • si bienveillance : il souffre / il vous pense capable de l’aider
  • se faire aider : quel trouble ? ce qui est ajouté ?
  • pour respecter l’enfant / élève, on met en place des actions qui vont lui permettre de progresser dans son métier d’élève, d’apprendre, ET de nous permettre de continuer à faire cours. Si on laisse l’élève empêcher les
  • Nécessité de prendre et de garder une position d’adulte, une démarche de bienveillance (respecter en sanctionnant s’il le faut, mais garder une relation positive de l’adulte à l’enfant).
  • Penser aux notions d’échelle des besoins (pyramide de Maslow), de résilience (Cyrulnik), de démarche d’aide (Freinet)…
  • Penser que les élèves ont besoin d’un enseignant mais qu’être enseignant ne demande pas de réfréner les parties masculines et féminines de chacun…
  • Penser aussi à regarder ses peurs en face et ne pas les transformer en angoisse… se faire aider si nécessaire (pourquoi ce handicap me fait peur ? quelle relation entre moi et ce handicap ?)

La notion de « rachat »

On peut très bien « racheter » des blessures en devenant enseignant… ce qui est intéressant c’est d’en être conscient pour éviter des relations à l’enseignement qui seraient parasitées par cette démarche inconsciente…

  • éviter de devenir l’enseignant dont on a rêvé ou qui nous a permis de nous en sortir, ou d’aimer l’école ou une matière (on a des vrais élèves et on n’enseigne pas à l’enfant qu’on était, de plus on vaut plus que d’être une pale imitation… tout est toujours à inventer pour les classes que l’on nous confie…)
  • éviter de reproduire des actions de l’enseignant qui a été très dur mais juste (inutile d’en faire baver aux élèves que l’on a sous prétexte qu’on a dû en baver nous-même : certains ne résisteront pas à cette démarche)

On peut réparer ce qui a été brisé par les années précédentes (élève humilié par son handicap, par les autres, par l’enseignant) car l’enseignant de l’année en cours est le plus qualifié et à la meilleure place pour réintégrer des élèves en marge dans un système vertueux de rapport au savoir…

Enseigner pour faire comprendre que cela servira plus tard :

Attention, les élèves ne peuvent conceptualiser le « plus tard » que l’on connait de façon implicite…

Il suffit d’enseigner pour des objectifs réels et concrets maintenant, que les savoirs prennent du sens, et les élèves sauront être autonomes plus tard…

Nos élèves sont des flèches, nous sommes l’arc… il s’agit de les rendre autonomes et non pas d’entasser dans leur esprit des tonnes d’informations qui seront oubliées… savoir-faire, savoir-être, compétences de manipulation, curiosité… autant de données qui forment le futur adulte autonomes dans ses compétences et sa réflexion ; quand aux élèves en situation de handicap, il s’agit de les aider à compenser pur qu’ils accèdent aux mêmes compétences que les autres…

attention : l’écoute active

Je relance ce que dit l’enfant. C’EST TOUT ! éviter les récits de soi (à ton âge j’ai connu cela, etc.) : il existe des formation, il faut les suivre pour ne pas jouer les apprentis-sorciers psy !

 

démarche face au handicap

  1. la communication / la verbalisation
    1. je me renseigne sur les problèmes réels de l’enfant (rapport médical, rendez-vous avec famille…) sans oublier que l’enfant a le droit d’être autre avec vous à l’école…
    2. je travaille avec toute la classe sur la notion de différence, de respect par rapport aux compétences scolaires : inégalité réelle devant la lecture, l’écriture, la numération, la mémorisation…
    3. j’essaye de mettre en place un dispositif d’information sur le handicap de l’élève concerné :
      • présence d’un médical (médecin sco, infirmière, COP, libéral…)
      • on explique à la famille de l’enfant handicapé ainsi qu’à cet enfant qu’une réunion aura lieu pour aider les autres enfants de la classe à mieux le comprendre.
      • séance sans l’enfant (pour libérer la parole des autres ou / et pour que l’enfant handicapé ne soit pas blessé par des remarques naïves d’autres enfants);
      • faire ressortir les lieux communs sur le handicap que les autres enfants auraient (notion générale de handicap et / ou sur le handicap particulier de leur camarade)
      • reprendre le vrai et le faux, expliquer ce que l’autre peut vivre au niveau scolaire (voire social si nécessaire, mais faire attention, prise en charge de cette partie par un professionnel…)
    4. retour en classe… au boulot sans commentaire (on n’y passe pas l’année, cette question fait partie de la normalité et on est à l’école pour travailler d’abord…).
    5. il faudra revenir sur cette question si c’est nécessaire dans l’année, mais en essayant de le faire en petits comités et en évitant les discussions sur le vif en classe entière (qu’on ne contrôle pas – ni les paroles des élèves ni nos maladresses…)
  2. le travail entre handicap, suspicion de handicap et difficulté
    1. un élève handicapé / un rapport médical / un PPS qui met en place des objectifs et des actes à faire, à ne pas faire pour compenser le handicap. Il est nécessaire de compenser, on ne force pas l’élève à corriger son handicap ou à guérir : ce n’est pas notre travail, on n’est pas formé pour.
    2. un élève dont on soupçonne qu’il est en situation de handicap (souffrance, échec ou forte difficulté, opposition forte)
      • on prévient le référent de scolarité, le médecin scolaire, le psy scolaire qui feront un vrai diagnostique
      • on ne dit rien aux parents (sauf souffrance dont il faut parler) si ce n’est ce que les médicaux demandent (autorisation éventuelle pour des tests) et surtout on n’évoque aucun problème ou handicap ou précocité devant eux (inutile de nourrir des fantasmes ou des angoisses sans preuve et sans balisage institutionnel)
      • on commence à proposer des compensation comme s’il y avait handicap (avec notre capacité à enseigner, avec des conseils, avec notre bon sens et notre recherche personnelle…) mais sans qu’on ait le droit de compenser à la même hauteur que pour un élève handicapé : la compensation existe mais la note finale (s’il y a note) ne peut être sur le maximum en évaluation sommative.
    3. l’élève en situation de difficulté peut profiter de certains aménagements destinés aux élèves en situation de handicap, mais pas des mêmes aménagements et compensations qui ne seraient pas adaptés.
    4. Donc on va parfois travailler pour tous pareil dans la classe, ou de façon différenciée pour l’élève handicapé par rapport aux autres, ou de la même façon pour le handicapé et des élèves en difficulté qui profiteraient d’une démarche différente, etc. Il s’agit à chaque fois de savoir justifier notre choix et de n’enfermer aucun élève dans un dispositif particulier…
  3. Construire son enseignement sur les réussites et les compétences

    Il est inutile et contreproductif de se baser sur les problèmes des élèves pour les aider et les faire progresser. Il faut déterminer quelles sont les compétences plus fortes de l’enfant, puis tenter de s’en servir pour l’amener à travailler d’autres compétences plus fragiles…

  4. Se donner le temps de l’observation

    Chercher à compenser dès le début d’année pour un élève qu’on n’a jamais eu en cours pose problème : il faut le laisser prendre ses marques dans la classe, se laisser le temps de voir comment il peut agir quand on fait de la même façon pour tout le monde. Attention : dans cette démarche il faut expliquer à l’élève qu’on regarde comment il fonctionne sans l’évaluer pour le moment et qu’on va lui proposer plus tard des adaptations…

  5. partager la pédagogie de l’erreur

    On demande aux élèves de toujours progresser d’après leurs erreurs et on leur montre peu que les adultes fonctionnent aussi pareil… pour cela il faut se donner la possibilité de reconnaître des erreurs, des difficultés, des problèmes… cela évite de s’enfermer dans un dispositif figé qu’on ne saurait remettre en question…

Conclusion

  • pas seul
  • individualiser les approches
  • soutenir les efforts
  • s’appuyer sur les réussites
Cet article, publié dans ASH, enseignement, master MES / M1 et M2, outils de survie, est tagué , , , , , , , , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s