MES M2S3 correction TD n°2

Concernant l’analyse

tableau des infos concernant les deux textes travaillés (Carr et Chartier)

T3 de Nicolas Carr, (intellectuel américain), article au titre polémique : « Est-ce que Google nous rend idiots » (2008) T4 : Roger Chartier (célèbre historien, directeur notamment d’un ouvrage sur l’histoire des pratiques de lecture), « Passé et avenir du livre », texte antérieur (2001) paru dans un ouvrage collectif sur la culture
thèse le support numérique a un effet (négatif ?) sur les pratiques de lecture et sur les modes de pensée internet transforme à la fois le discours scientifique et son mode de réception
-arguments(→ formes de

raisonnement, exemples)

-preuve factuelle : enquête sur les pratiques des utilisateurs de 2 sites de recherche anglaisraisonnement plutôt inductif (du particulier au général)

-autorité d’une référence scientifique : savant qui a étudié les connexions cérébrales en jeu dans la lecture

(citations de cet auteur à l’appui)

-comparaison avec un autre système d’écriture : les idéogrammes chinois

(raisonnement analogique

-énumération des transformations ; exemples concernant l’argumentation et les références dans le discours savant ; concernant la réception de ce discours (vérification des sources)-conséquence : remise en cause de l’objet livre

raisonnement plutôt déductif (du général au particulier) dans sa présentation du moins

connecteurs « mais » (2) : artifice rhétorique qui marque une opposition avec une idée reçue exprimée en tête de paragraphe (les anecdotes ne prouvent rien, on lit plus qu’avant)« de la même façon » (à la fin) : articule la comparaison « d’une part, d’autre part » illustre la double réflexion (sur l’écriture/ sur la lecture du discours savant)« de ce fait » : lien logique (de cause à effet) entre les deux idées principales

proposition d’introduction

L’essor d’internet suscite de grands espoirs mais aussi de grandes inquiétudes dans le monde de la science et de l’éducation. Ces réactions contrastées face au développement technologique transparaissent dans les deux textes suivants. « Est-ce que Google nous rend idiots ? », article de Nicolas Carr publié en 2008 dans la revue The Atlantic, traite plus particulièrement de la transformation des modes de lecture et de pensée. « Passé et avenir du livre » de Roger Chartier, publié en 2001 dans un ouvrage collectif sur la culture, évoque la construction et la réception du discours savant. L’analyse successive [indication que l’analyse sera linéaire] de ces deux textes permettra d’envisager les incidences de l’usage des supports électroniques sur la diffusion des connaissances et sur les supports de lecture [reprise du libellé].

proposition de conclusion

Ces deux textes montrent qu’il n’est plus possible d’aborder la question des diffusions des connaissances et des pratiques de lecture comme il y a 30 ans. Les supports numériques ont en effet modifié tant la façon d’envisager la création des informations qui autrefois étaient imprimées, que la façon de consulter ces documents. Sans s’exprimer sur des effets positifs ou négatifs de cette évolution et en se gardant de tomber dans des lieux communs, N. Carr  et R. Chartier  tendent tous deux à montrer que c’est notre façon même de penser qui s’en trouve modifiée. On peut aller jusqu’à se demander si cette mutation nous fera perdre à peu la capacité d’être capables de lire comme avant des textes imprimés.

Éléments de réponse aux questions de langue

a- grammaire : relevez et classez les mots invariables dans les 6 premières lignes du T3

b- lexique : décrivez le champ lexical de la connaissance dans le §2 du T4

c- orthographe : transcrivez phonétiquement « lorsque nous lisons en ligne »

a-

On trouve dans l’extrait 22 occurrences de mots invariables. On peut les classer en fonction de leur catégorie grammaticale :

prépositions : par (1,5), sur (2,3,4), de (4,5,5,6,6,6), en (4), à (6)

conjonctions : de coordination : et (1,2,6), mais (4)

de subordination : que (5)

adverbes : ne… pas (1), récemment (4), peut-être (6), encore (2)

cas particuliers :

« grand » : le mot ne s’accorde pas avec « chose », comme dans « grand’mère » ou « grand place »

« Internet » : le mot comporte ici une majuscule et semble considéré comme un nom propre (les noms propres sauf exceptions sont invariables) ; il est de plus indénombrable (le propre d’internet est d’être un réseau global, unique), donc peu sujet aux variations, pour des raisons sémantiques

« Londres » ne varie jamais d’orthographe… mais il fait partie des classes de mots variables, les noms… le choix est de relever les mots variables et non les mots à orthographe fixe, ce qui n’est pas pareil…

b- le champ lexical de la connaissance

[avec une telle question on attendrait autre chose qu’une simple liste de mots ; il faut trouver un principe de classement ; noter que l’intitulé, contrairement à la question a-, n’exige pas une parfaite exhaustivité]

Un champ lexical est l’ensemble des mots renvoyant à une même notion. Le champ lexical de la connaissance est particulièrement riche dans cet extrait car cette notion est au cœur du propos de R. Chartier, même si le mot lui-même n’est pas employé.

[Un classement en fonction de la catégorie grammaticale ne serait pas très fructueux même s’il permettrait d’observer la prédominance des substantifs.]

verbes : réfléchir (1), conçues (4), écrites (4), comprendre (6), écrire (8), lire (8), prouver (11)

substantifs : discours (2,10), savoir (2,6), lecture (2), livre (2,6,8), écrits (5), sens (5), texte(s) (6,12,18), démonstration (7,16), sources (7), argumentation (8,12), preuve (8), accréditation (10), citation (10), note (10), validité (11), analyse (11), l’auteur (12), logique (13), lecteur (14), documents (15), archives (15), recherche (16), appréciation (16), production (17), transmission (18)

adjectifs : savant (10), déductive (13), épistémologique (18)

[Un classement sémantique serait plus pertinent :]

Les mots du champ lexical de la connaissance peuvent renvoyer directement à cette notion (les adjectifs : savant, épistémologique).

Les autres mots renvoient aux acteurs concernés (auteur, lecteur) ; aux supports matériels (discours, textes, livre, écrits, archives) ; à la communication de la connaissance (production, transmission) ; aux facultés mentales en jeu dans la connaissance (les verbes : réfléchir, concevoir, comprendre ; les noms : argumentation, démonstration, preuve, accréditation, logique, appréciation) et autres procédures en jeu (analyse, recherche,  preuve ; déductive).

c- [exercice simplement destiné à vérifié la maîtrise de l’alphabet phonétique international ; au concours, la question porterait en outre sur la relation graphie-phonie : graphème –s ou –e, son [s] etc.]

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