conseils pour préparer le CRPE automne 2010


Comment aborder le CRPE en septembre 2010 ?

des possibles commentaires, questions, remarques et des tentatives de réponses :

Le concours est nouveau, je ne vais pas m’en sortir !

D’accord, il y a des nouveautés, mais on reste dans la structure d’un concours, donc même avec des difficultés dans certains domaines on peut imaginer que ces difficultés sont partagées par les autres candidats.

De fait, en français, les acquis concernant la lecture du corpus de texte vont servir, quel que soit le sujet sur ces textes (analyse, commentaire ou synthèse), donc ce qui a été travaillé en amont reste utile : lire des textes en retenant l’essentiel, saisir rapidement la teneur d’un texte sans contresens, savoir manipuler le brouillon pour établir rapidement un plan portant sur les idées et informations des textes.

Idem pour ce qui concerne la langue, si ce n’est que celles et ceux qui ont fait une impasse réelle ou psychologique sur ce domaine doivent se rendre à l’évidence que maintenant la langue (grammaire, orthographe et lexique) vaut 6 points. Donc pas d’impasse possible (ce n’était déjà pas le cas avant, mais certain(e)s avaient encore l’illusion de pouvoir enseigner sans maîtriser ces domaines…). La méthodologie doit changer en gestion du temps et des questions…

Le concours est fin septembre, l’emploi du temps est serré et semble à la fois trop dense et ridiculement réduit…

En effet, et il n’y a pas que le français à travailler, bien sûr !

un article prochain sur ce blog donnera un échéancier de travail concernant la grammaire.

les cours de Chambéry (dans lesquels j’interviens avant le concours de M3 2010) permettront de travailler la méthodologie de façon concrète  (un ou plusieurs textes, comment traiter ce ou ces textes suivant le libellé du sujet – orientation synthèse, analyse ou commentaire) pour moitié et des questions sur la langue pour l’autre moitié…

Attention : on ne peut pas travailler la langue en faisant des apports de cours… il n’y a pas le temps. Il faudra donc réviser vraiment avant les TD, sous peine de se retrouver décalé(e)… Et ce n’est pas une contrainte de prof méchant… c’est pour VOTRE réussite du concours !

Un concours blanc permettra de s’y remettre vite : il est programmé tôt pour vous permettre de travailler dans une réelle pédagogie de l’erreur et pour éviter trop de stress avant l’épreuve. En revanche il sera impossible que ce devoir soit corrigé par les enseignants, une discipline personnelle d’auto-correction avec un corrigé détaillé vous aidera à vous évaluer. Si vous vous pensez incapable de vous évaluer seul(e) avec un corrigé, faites-le à deux en changeant des copies et en échangeant sur vos doutes. Si vous êtes incapable de vous évaluer : soit le stress vous envahit, donc référez-vous aux conseils donnés à ce sujet, soit il vous manque une compétence nécessaire au métier pour lequel vous vous présentez au concours, c’est gênant .

De toutes façons vous n’avez pas le choix mais les autres candidats non plus…

Comment réussir puisque je viens de rater ce même concours ?

Puisque la plupart des étudiants ont déjà passé ce type de concours et échoué, il est nécessaire de prendre un court temps de réflexion et d’analyse sur les échecs (pour un travail efficace sur le passé de l’échec, peur que cela recommence, risque de se laisser envahir par les mêmes défauts, les mêmes incapacités supposées) :

  • regarder en face ce qui a fait défaut (demander à d’autres qui ont travaillé avec vous si possible, car souvent, la raison que l’on invoque est arrangeante) : pas assez de travail, pas assez de remises en question, pas assez de confiance en soi, pas assez de réelle motivation, mauvais choix méthodologiques, travail trop solitaire ou dispersion dans des groupes peu efficaces, difficultés à travailler une partie du programme ou fausse conviction qu’on est incapable de progresser, impasse malheureuse…
  • attention : on rate seul(e) un concours, donc chercher des excuses extérieures ne permet pas de faire une analyse qui pourrait modifier de façon positive la façon de travailler.
  • attention : se dévaloriser est grandement inutile, voire destructeur. De fait, cela permet inconsciemment de justifier des difficultés plus dérangeantes (cf ci-dessus) et donc de trouver un moyen de sauver la face – on préfère souvent se dire qu’on est nul(le) en grammaire plutôt que de s’avouer qu’on n’a pas su s’organiser, travailler régulièrement, se forcer à apprendre…

Au vu du temps imparti pour passer cette épreuve, il faut ensuite CHERCHER DES SOLUTIONS POSSIBLES et LES METTRE EN PLACE TOUT DE SUITE sans se prendre la tête plus longtemps. Se refaire le film tous les soirs sur les échecs de telle ou telle épreuve n’apporte RIEN !

Comment mettre des atouts de mon côté ?

En se disciplinant. Ce concours, moins encore que les précédents, peut laisser place à la chance et à l’approximation. Penser biaiser par une bonne capacité à s’exprimer et à réussir parce qu’on maîtrise assez bien quelques domaines est ILLUSOIRE (pensez à l’épreuve de mathématiques du concours précédent…).

Il faut donc prendre son agenda, répartir les temps de travail destinés aux révisions sans travailler 12 heures un jour et 3 le lendemain sous prétexte que c’est dimanche…

Planifiez vos semaines pendant lesquelles vos proches ne vous verront que très peu, c’est comme ça ! Choisissez de bien répartir les loisirs et le sport pour se détendre et s’aérer le cerveau (la surcharge provoque des angoisses et des dysfonctionnements dont il serait heureux de se passer…), mais proscrire les soirées arrosées avec coucher à 2 heures du matin… c’est l’armée pendant un mois et puis c’est tout – il faut savoir ce que l’on veut !

Répartissez au mieux les révisions d’après votre rythme : se lever tôt le matin (5h30) pour ceux et celles qui y parviennent et restent ensuite en forme la journée, quitte à se coucher à 21h30 le soir sera plus efficace que de travailler jusqu’à 2 h du matin et somnoler toute la matinée qui suit. Même pour les couche-tard, l’essentiel est de pouvoir tenir avec une bonne attention lors des cours…

Penser à la sieste : 20 mn à la pause de midi permet de régénérer les capacités d’attention de tout l’après-midi. Tant pis si des corps jonchent les locaux de l’IUFM à 13h pendant un mois, on essayera de ne pas vous piétiner – et puis je joncherai aussi les locaux pour la même raison (travailler à cette heure est de toutes façons peu efficace).

Ne pas se leurrer : passer des heures à faire des sujets chez soi alors qu’on en fera le maximum en TD est souvent un moyen de fuir d’autres taches qui nous effrayent, comme d’apprendre des pages de grammaire, par exemple…

En apprenant : les savoirs en grammaire seront déterminants : il faut donc se faire un programme (on vous en propose un bientôt sur ce blog) et s’y tenir. Les exercices auront lieu en TD, et pas dans tous les domaines, mais sans les savoirs qui correspondent, vous  perdrez une partie des avantages de ce type de travail…

En suivant les TD : se dire qu’on est plus rentable seul qu’en TD me semble plus tenir de la fuite que du raisonnement d’adulte, ou alors c’est que les cours seront catastrophique, ce qui n’est pas notre ambition ! Nous nous renseignerons sur d’éventuels points forts dans chaque groupe pour vous permettre d’effectuer un autre travail si une partie porte sur ces points forts.

L’épreuve, en tant que concours, nécessite autant de préparation psychologique que de connaissances et de savoir-faire…

Certaines méthodes permettent de diminuer l’angoisse et le stress… ne les négligez pas tout en fuyant les médicaments et les gourous qui exploitent les angoissés (c’est à dire presque toute la population qui passe un concours). Certains homéopathes, ostéopathes, acuponcteurs, microkinés, somatopathes peuvent aider à renforcer la concentration et à diminuer les angoisses, renseignez-vous !

Il faut se préparer physiquement (respect de son rythme) et mentalement (transformer ses points faibles en renforçant ses connaissances de façon systématique, s’appuyer sur ses points forts en se remotivant et en comptant ses atouts…).

Pensez à bien travailler votre respiration (quelques minutes par jour, se vider la tête en se concentrant sur sa respiration ventrale et pulmonaire), votre capacité à vous détendre (exercices de relaxation avant de dormir pour se vider la tête), des moyens pour rester dans la course (choisir consciemment de regarder les problèmes qui pourraient vous déconcentrer pendant cette période, les mettre mentalement dans une boîte et décider de les rouvrir plus tard ; avoir avec soi une liste qui permette de noter ce qui sera à faire après l’écrit ou même ce qui est urgent pour ne pas surcharger votre cerveau avec des impératifs qu’inconsciemment vous avec peur d’oublier).

P. Duc 2010

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Un commentaire pour conseils pour préparer le CRPE automne 2010

  1. A.Tlili dit :

    merci de ces conseils pratiques…ils répondent vraiment à mes questions!! je suis en reprise d’études et j’ai raté le crpe de septembre …maintenant je dois comprendre mes erreurs qui apparemment sont méthodologiques…merci encore pour ttes ces pistes!!!

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